Blogue d'Émile Carrier

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samedi 30 août 2008

Boun Ho Khao Padabdine, la fête des morts

Voici un article de l'Agence de presse lao à propos du Boun Ho Khao Padabdine:

(KPL) - Chaque année, au 14e jour de la lune décroissante du 9e mois de leur calendrier, tous les Laotiens célèbrent la Boun Ho Khao Padabdine, ou « Fête des Morts ». Ce jour-là, qui correspond cette année au samedi 30 août, les fidèles font un don aux morts de leur famille, sous forme de nourriture remise symboliquement à ces derniers par l’intermédiaire des bonzes.

Ho Khao Padapdine veut dire faire des paquets de riz et les déposer par terre.

Pour fêter le Ho Khao Padabdine, les croyants de chaque maison préparent des offrandes composées de Khao Tomh, Khao Nom Neb (gâteaux préparés avec du riz, khao en laotien), de fruits et d’autres aliments pour les offrir aux bonzes. Ces activités religieuses ont pour but de rendre hommage aux défunts et aux esprits.

La veille de la fête, les familles placent les offrandes dans un récipient en plastique ou sur des plateaux. Une partie des présents consommables destinés aux ancêtres sont placés dans des réceptacles confectionnés en papier ou dans des feuilles de bananier. Certaines familles préparent au moins quatre ou cinq plateaux d’offrandes dédiées à tous les ancêtres.

Cette nuit sans lune, au plus profond de l’obscurité (entre trois et quatre heures du matin), des douceurs, des chiques de bétel ou des cigarettes sont placées dans des récipients en feuilles de bananier qui eux-mêmes sont déposés par les fidèles dans la cour des pagodes, au pied des « That », ces stupas contenant les cendres des disparus, ou encore au pied des arbres, et là, dans la noirceur nocturne, les morts sont autorisés à venir recueillir les offrandes.

Le jour de la fête, dès l’aube, le son des tambours provenant des pagodes se diffuse à travers les rues des villes et des villages. Il annonce le rassemblement des bouddhistes pour la cérémonie des offrandes à la pagode de leur quartier. Les villageois y apportent leurs dons. À l’entrée des pagodes, on peut apercevoir certains fidèles faire des offrandes aux victimes de mort violente ainsi qu’aux morts qui n’ont plus de famille pour venir les honorer... Toutes les personnes décédées de mort violente ne peuvent être commémorées dans le temple, et dans ce cas, leurs parents et leurs proches doivent les honorer en accrochant les offrandes sur des piquets ou sur la clôture de la pagode.

La croyance bouddhique veut qu’après leur décès, les morts renaissent dans un autre monde, mais tous ne subissent pas le même sort. Si le défunt a eu un bon comportement tout au long de sa vie, il pourra atteindre le Nirvana; au contraire, s’il a commis beaucoup de péchés, il est condamné à séjourner en enfer où il se réincarnera dans le corps d’un animal pour expier ses fautes. Les morts qui vont en enfer subiront de nombreuses épreuves et seront privés de nourriture et de vêtements.

Après la mort, le Nirvana et l’enfer sont les lieux où les fidèles sont appelés à renaître. Les bouddhistes laotiens croient également que les morts peuvent revenir de l’enfer, et cela quinze jours par an. Ainsi, du 14e jour de la lune décroissante du 9e mois jusqu’au 15e jour de la lune croissante du 10e mois du calendrier laotien, le roi de l’enfer Chao Nhomphibane autorise les suppliciés à revenir dans le monde des humains pour recevoir les offrandes de leur descendance pendant les fêtes de Ho Khao Padabdine et Ho Khao Salak. Mais si les morts, de retour sur terre ne trouvent aucune offrande, ils se lamentent et sont obligés de se contenter des restes des autres, ce qui provoque leur colère et les pousse parfois à lancer des malédictions sur leur descendance irrespectueuse, comme les priver de prospérité ou leur rendre la vie difficile.

D’autre part, les fidèles croient que les offrandes et l’aumône faites aux bonzes permettent à leurs défunts de souffrir moins, ou moins longtemps, des peines de l’enfer, voire de l’éviter. Ils fidèles adressent alors des prières à leurs ancêtres et font le Yat Nam. Cette cérémonie consiste à faire bénir de l’eau par un bonze avant de la verser, goutte à goutte, sur la terre. L’eau et la terre sont témoins de la bonne action des pratiquants. Elles accordent longue vie à toute personne qui offre avec le coeur serein. Chaque fois, celui qui fait un don demandera au génie de la terre, Nang Thôlany, d’être témoin de son action. Il lui demandera d’emporter son offrande ou ses bienfaits à des personnes décédées. Ainsi, en se conformément aux préceptes religieux, les fidèles espèrent se rapprocher du Nirvana.

Au cours de cette fête, à Luang Prabang déclarée ville du patrimoine mondial de l’UNESCO, une course de pirogues est organisée chaque année sur la Nam Khane et cette année c’est le 30 août donc. Tradition propre aux Luang Prabanais qui ont hérité de cette pratique depuis plusieurs générations. La course des pirogues lors de la fête de Ho Khao Padabdine de Luang Prabang est l’une des coutumes ancestrales les plus appréciées des nombreux touristes en visite dans la capitale religieuse du Laos.

Source: Agence de presse lao

mardi 26 août 2008

Photos Luang Prabang août 2008

Les photos de notre voyage à Luang Prabang sont en ligne depuis quelques minutes sur la galerie de photos!

Lien direct vers la galerie #8 Voyage à Luang Prabang août 2008.

Petit tour de bateau sur le lac Nam Ngum

Le 17 août dernier, accompagnés d'autres coopérants canadiens, nous sommes allés faire une petite croisière sur le lac Nam Ngum, situé à un peu plus de 20 minutes de notre maison. Pour ceux qui suivent le blogue de près, ce nom devrait vous dire quelque chose parce que nous y sommes allés plusieurs fois. Vous pouvez faire une recherche (dans la colonne de gauche) pour retrouver les articles en parlant.



La magnifique couleur de l'eau du lac.



Le repas servi sur le bateau.



Petites îles et grande montagne.



Deux personnes en train de se noyer? Non, deux « falang » (Français, mot également utilisé pour désigner toute personne d'origine européenne) qui se baignent.



Le village d'où nous commençons nos tours en bateau.

vendredi 22 août 2008

Le Mékong a sorti de son lit

La semaine dernière, des pluies diluviennes se sont abattues sur la région, causant une importante augmentation du niveau de l'eau des cours d'eau. Au matin du 13 août dernier, le niveau du Mékong a atteint la barre des 13,26 mètres, alors que le niveau d'alerte est fixé à 12,5 mètres. Le lendemain, soit le 14 août, le niveau était de 14,02 mètres. Les météorologues prévoyaient que le niveau du fleuve atteigne les 14,14 mètres le 16 août, après quoi il devait diminuer.

Cela dit, des cours d'eau comme le Mékong et la rivière Nam Ngum, qui passe pas très loin d'ici, ont causé bien des problèmes à plusieurs familles. Des ponts, des routes, des canaux et des superficies de production agricole ont été détruits.

Lors de notre sortie à Vientiane le 16 août, alors que le niveau de l'eau du Mékong était à son apogée, nous sommes allés constater la situation. Très impressionnant! Alors que nous pouvions, pendant la saison sèche, marcher sur le lit du fleuve et quasiment atteindre la Thaïlande à pied, tout était bien différent: l'eau était au niveau de la rue.

Les résidents de la capitale ainsi que les divers commerces et entreprises ont rempli des sacs de sable et les ont ensuite placés devant leur bâtiment afin de créer un mur de protection. De plus, une digue de protection longue de 13 kilomètres et atteignant 2 mètres de haut par endroits a été « construite » sur la rive du Mékong dans le but de contenir le fleuve le plus possible. Malheureusement, certains villages, justement situés non loin d'un cours d'eau, ont été très inondés.

Voici quelques photos pour que vous puissiez avoir une idée de ces inondations:


Vue du Mékong et du bateau de croisière en août 2007.




Vue du Mékong (au loin, à gauche) et du même bateau de croisière situé à peu près au même endroit en août 2008.






Le Don Chan Palace en décembre 2007.




Le même Don Chan Palace en août 2008.






Vue du Mékong à partir de la terrasse d'un restaurant situé habituellement sur la rive du Mékong.


D'autres photos sur le site du journal ''Le Rénovateur''.

jeudi 21 août 2008

Voyage à Thakhek (juin 2008)

Voici une description de plusieurs endroits que nous avons visités pendant notre petite escapade à Thakhek en juin dernier.

Pha That Sikhottabong

Le stûpa (« that »), qui se situe sur le bord du Mékong, est le plus vénéré de la région de Thakhek. Il aurait été construit entre le VIe et le Xe siècle par le roi Nathasen dans le but de garder des os de Bouddha. À cette époque, Thakhek faisait partie de la principauté de Sikhotaboun.

Une fête importante se déroule sur les lieux de ce temple pendant la pleine lune du troisième mois du calendrier lunaire.

Tham Pha Fa

La grotte fut découverte en 2004 par un homme qui essayait d'attraper des chauves-souris. Après avoir escaladé les 15 mètres menant à une falaise à pic de 300 mètres de haut, il aperçut l'entrée d'une grotte de 1,5 mètre de hauteur. Il y découvrit plus de 200 statues (229 exactement, je pense) de Bouddha en bronze.

Personne n'est sûr de l'âge de ces statues, mais celui-ci est estimé à des centaines d'années.

L'accès à la grotte est facilité par un escalier. Lors de notre passage, pendant la saison des pluies, nous avons dû marcher dans l'eau et prendre un bateau pour nous rendre à cet escalier.

Nam Theun 2

Au Laos, le projet de centrale hydraulique Nam Theun 2, d’une capacité de production de 1075 MW, est porté par la société de projet Nam Theun 2 Power Company (NTPC), dont le groupe Électricité de France (EDF) est le premier actionnaire avec 35 % des actions. Le projet a franchi en 2005 l’étape clé de son financement en obtenant le soutien de la Banque mondiale : une première pour la grande hydraulique dans le monde depuis plus d’une décennie.

Situé sur un affluent du Mékong, ce projet hydroélectrique, qui prévoit la construction d’un barrage permettant une retenue d’eau de près de 450 km², constitue un atout majeur pour le développement du Laos ainsi que pour l’approvisionnement énergétique du quart nord-est de la Thaïlande. Cette région devrait être le bénéficiaire principal de l’électricité produite par la future centrale.

Quelques chiffres :

  • Puissance nette installée de 1070 MW
  • 95 % de l’électricité produite soit 5 700 GWh exportée annuellement vers la Thaïlande dont les besoins augmentent de 6 % par an. 300 GWh sont destinés à la consommation locale au Laos
  • Un coût d’investissement global de près de 1,25 milliard de dollars
  • Jusqu’à 10 000 personnes sur le chantier au plus fort de l’activité (80 % de Lao)
  • Barrage de 39 m de haut, créant un réservoir de 450 km², sur le plateau de Nakai (à titre de comparaison, le Lac Léman a une surface de 582 km²)
  • Hauteur de chute : 350 mètres; une usine située au pied de l’escarpement de Nakai
  • 6 turbines produisant 6 000 GWh par an

(Source)

Lak Sao (Kilomètre 20)

La ville de Lak Sao (ou Lak Xao, signifiant « kilomètre vingt » ou « borne kilométrique vingt ») est un centre commercial important entre le Viêtnam, le Laos et la Thaïlande. Son nom vient du fait qu'elle est située à 20 kilomètres de la frontière vietnamienne.

Ce bourg frontalier s'est développé grâce aux opérations d'abattage de bois, contrôlées par le général Cheng Sayavong, président de la Compagnie de développement des régions montagneuses (Bolisat Phatthana Khet Phoudoi). Le marché de Lak Sao était auparavant réputé pour son commerce d'animaux sauvages (dont certains en danger) et de produits forestiers, mais maintenant, la situation a bien changé. La disparition et/ou le départ de certaines espèces seraient une des conséquences directes de la destruction des forêts. Cependant, il faut souligner qu'en nous promenant sur les routes, nous n'avons vu aucun signe pouvant laisser supposer que des opérations d'abattage ont lieu dans cette région.

Lak Sao, ville d'environ 28 000 habitants, est située dans un paysage magnifique : de nombreuses montagnes et des étendues karstiques l'entourent et offrent une très belle vue.

Tham Lot Kong Lo

La grotte Lot Kong Lo (« Tham Lot Kong Lo » en lao) est une grotte dont le tunnel est long de plus de 7 kilomètres. Une rivière traverse la grotte, ce qui permet le transport de passagers et de produits pendant la saison des pluies, alors que les routes sont parfois difficilement praticables. À l'intérieur de la grotte, une petite brise pourrait faire regretter aux gens qui n'ont pas de gilet ou de manteau de ne pas en avoir apporté. À certains endroits, le tunnel atteint une centaine de mètres de largeur et à d'autres, il est difficile de voir le haut. Il ne faut pas oublier que, dans la grotte, il n'y a pas d'autres éclairages que celui des lampes de poche de nos guides. Alors que nos yeux s'habituent, nous pouvons mieux observer les spectaculaires parois rocheuses et les chutes d'eau. Très belle visite.

Thakhek

La ville de Thakhek (Thakhèk) est la capitale de la province de Khammouane et compte environ 50 000 habitants. Elle est située sur la rive est du Mékong à 332 kilomètres au sud de Vientiane.

Le nom de la ville signifie littéralement « port des invités » parce que Thakhek a déjà accueilli un grand nombre de visiteurs. Ce nom est toujours utilisé aujourd'hui pour désigner la capitale de Thakhek.

La ville elle-même, comme la majorité des capitales provinciales du Laos, n'est pas très grande. On peut encore y observer des bâtiments d'architecture coloniale française.

mardi 19 août 2008

Livres à propos du Laos

À la recherche de livres traitant du Laos?

Voici un lien qui vous intéressera sans aucun doute: http://www.paris-vientiane.fr/index.php?file=Sections&op=categorie&secid=2

lundi 18 août 2008

Bonne fête Anne !

dimanche 17 août 2008

La Thaïlande : avril et mai 2008

27 avril 2008

Le 27 avril 2008 en avant-midi, nous sautons dans l'autobus à destination de Vientiane. Nous arrivons dans la capitale à l'heure du dîner et le départ du train à partir de Nongkhai, du côté de la Thaïlande, est prévu pour 18 h 20.

En attendant le départ à partir de Vientiane, nous apercevons ma photo dans le Vientiane Times parce que j'ai gagné leur petit concours plusieurs semaines auparavant!

Notre transport jusqu'au Pont de l'Amitié lao-thaïe est déjà organisé. Une fois de l'autre côté, nous prenons un taxi pour nous rendre à la gare.

Quelques minutes après notre arrivée, le train arrive et nous repérons notre wagon. Nous avons bel et bien quitté à 18 h 20 et nous avons même pu souper à bord (heureusement, car c'est ce qu'on nous avait dit et nous n'avions pas soupé, mais nous avions de la nourriture « au cas où »).

Le voyage s'est très bien déroulé. Nous étions dans un wagon climatisé avec couchettes. C'est un très bon moyen de se rendre à Bangkok et de se déplacer en Thaïlande. Confortable et prix très raisonnables.

28 avril 2008

Le train s'arrête finalement à la gare principale de Bangkok, la gare Hua Lamphong. Tous les passagers débarquent, c'est un peu la cohue. Nous nous dirigeons vers la sortie, où nous essayons de trouver l'endroit où réserver des billets pour se rendre à l'île où nous irons passer quelques jours... Malheureusement, il n'y a pas de couchettes disponibles dans les wagons climatisés parce que c'est jour férié et les Thaïs se déplacent beaucoup. Nous nous informons donc pour l'autobus et organisons le trajet vers et à partir de Koh Samui. Pour nous y rendre, nous prendrons l'autobus, puis le bateau. Au retour, ce sera le bateau, mais sur une plus longue distance, puis une fois encore l'autobus.

Petit déjeuner à la gare. Nous assistons à l'hymne national : tout le monde se lève, personne ne parle, on paie son respect à Sa Majesté le Roi de Thaïlande.

Nous sortons à l'extérieur. Bienvenue à Bangkok! Ville dont la population est estimée à 12 millions d'habitants, centre économique d'importance en Asie, lieu touristique et culturel très fréquenté, Bangkok ne laisse personne indifférent. « Taxis-meters » multicolores qui circulent la ville à toute heure du jour, imposants gratte-ciels, gigantesques centres commerciaux... Bonne visite!

Nous prenons un taxi pour nous rendre à notre hôtel. Après s'être installé, nous allons au Baiyoke Sky Hotel, le plus grand hôtel de Bangkok et le troisième plus grand du monde. Du haut de ses 88 étages (343,35 mètres), nous avons un bel aperçu de la ville de Bangkok, bien qu'elle soit brumeuse et que des nuages de smog flottent sur celle-ci.

En après-midi, nous allons visiter le Siam Ocean World, un aquarium situé au sous-sol d'un centre commercial (!). C'est le plus grand aquarium d'Asie. Nous avons pris un petit « bateau » pour se promener sur le bassin des requins et nous avons assisté à un spectacle en quatre dimensions (la quatrième dimension étant les sensations – assez impressionnant – enfants, s'abstenir s'il vous plaît).

29 avril 2008

Ce matin, nous décidons de nous déplacer avec le Skytrain de Bangkok. La première fois, nous prenons la mauvaise direction, donc nous revenons sur nos pas et nous rendons près de la rivière Chao Praya.

Pour commencer la journée, quoi de mieux qu'un tour de bateau sur la rivière Chao Praya et les nombreux petits canaux qui y sont connectés. Ça donne un très bel aperçu de Bangkok, de ses temples, de ses quartiers résidentiels où les maisons sont alignées sur le bord des canaux... Nous allons au Wat Arun, le temple de l'Aube, situé sur la rive droite de la rivière Chao Praya. Sa construction a débuté en 1792. Son stûpa est haut de 82 mètres et est décoré de milliers de fragments de porcelaine chinoise polychrome. Nous avons escaladé les inégales et très dangereuses marches du stûpa pour nous rendre en haut afin de profiter d'une bonne vue des alentours...

Prochaine visite : le Grand Palais. Ceinturé par un mur d'une longueur de 1,9 kilomètre et couvrant 218 000 km², il marqua la fondation de Bangkok en 1782. Le Grand Palais servit de résidence aux rois de Thaïlande jusqu'en 1925. À l’intérieur de l’enceinte du Grand Palais se trouve le palais lui-même, mais aussi des bureaux gouvernementaux, ainsi que la chapelle royale du Bouddha d’Émeraude. Aujourd’hui, le palais est réservé aux chefs d’État étrangers et aux hauts dignitaires du clergé bouddhiste invités par le roi.

Plus de renseignements sur le Grand Palais disponible sur le site de l'ambassade de France en Thaïlande.

Pour entrer dans le Grand Palais, on doit être habillé « poliment », donc pas de camisoles, pas de culottes courtes. Si vous n'avez pas de vêtements appropriés, vous pouvez en emprunter. Je me suis donc rendu au comptoir pour louer d'affreux pantalons mauves... Bo pen nyang, je ne suis pas tout seul à être aussi bizarrement attriqué.

Nous visitons ou observons les différents bâtiments du site comme le Grand Chédi doré, le Panthéon royal, le temple du Bouddha d'Émeraude et les nombreux palais. Ensuite, nous nous rendons au Musée de la Monnaie, des Médailles et du Trésor royal, tous situés sur le site du Grand Palais.

Après cette visite, nous marchons jusqu'au Musée des barges royales... Pour s'y rendre, nous traversons des quartiers de petites maisons. À partir des petites ruelles que nous empruntons, nous vous l'intérieur des maisons! Elles sont toutes collées et situées sur ou à côté d'un canal.

Description du musée (source) : C'est un hangar, un gigantesque hangar (à bateaux) où repose, en cale sèche depuis 1967, une partie de la flottille royale. Les visiteurs déambulent à loisir sur les quais entre les curiosités. Ce trouvent là, outre des vitrines retraçant, en images et en pièces de musée, le parcours de ces remarquables vaisseaux, les barges royales les plus somptueuses qui conduisent le roi et les personnalités les plus importantes du royaume sur les flots du Chao Phraya, lors de fastueuses cérémonies.

Cette visite terminée, nous retournons à la station de Skytrain par bateau.

En soirée, nous allons au Panthip Plaza, paradis des amateurs d’informatique, un centre d'achats de six étages de boutiques d’ordinateurs, de pièces détachées, de logiciels, de DVD et de CD (ces derniers à très bas prix étant donné que ce sont des copies piratées). C'est à cet endroit que nous pensons acheter ma caméra vidéo pour remplacer celle que j'ai perdue à Xieng Khouang en novembre dernier. Nous reviendrons, car les magasins sont fermés ou sur le point de fermer...

30 avril 2008

Comme prévu, nous revenons au Panthip Plaza pour faire du « magasinage » pour ma caméra vidéo. Nous avons déjà des prix et reviendrons après notre semaine à Koh Samui.

Après être allés déposé nos petits sacs à dos à la gare de train, nous nous rendons en métro à la Ferme des serpents de la Croix-rouge thaïe (Institut Mémorial de la Reine Saovabha). Comme la Thaïlande accueille plus de 180 espèces de serpent dont 56 sont très venimeuses, le monarque de Thaïlande a décidé d'ouvrir une ferme aux serpents à l'Institut Mémorial de la Reine Saovabha le 22 novembre 1923. C'est la deuxième ferme de serpents du monde après celle de Butantan, au Brésil. L'une des missions de l'institut est de produire des antivenins capables de sauver la vie de personnes ayant été mordues par des serpents de la région. Le plasma est transporté à Bangkok où il est purifié, testé et inspecté conformément aux règles de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ensuite, il est envoyé aux hôpitaux de Thaïlande et à des centres antipoison et des instituts du monde entier. La ferme des serpents ne constitue qu'une petite partie de l'Institut Mémorial de la Reine Saovabha : on y trouve notamment un endroit où sont produits des vaccins contre la tuberculose, un laboratoire de diagnostic et de recherche et une clinique de traitement de la rage.

Nous en profitons pour visiter le très beau musée sur les serpents et nous assistons à une démonstration de serpents... Assez intéressant!

Ensuite, nous nous promenons à Bangkok. Comme nous ne partons que ce soir pour Koh Samui, nous avons un peu de temps « libre ».

Nous prenons l'autobus de nuit vers 19 h 20 à destination de Suratthani, où nous prendrons un bateau vers Koh Samui. Petit problème avec le système de climatisation : il ne fonctionne pas. Après plusieurs plaintes des passagers, on s'arrête et les gens réussissent à le réparer.

1er mai 2008

Nous arrivons à Suratthani vers 6 h. Un autre autobus vient nous chercher à 8 h 30 et nous amène à l'endroit où nous prenons le bateau pour Koh Samui.

À notre arrivée au quai de Koh Samui, quelqu'un du resort où nous avons réservé nous attend. Nous nous installons dans notre bungalow, allons faire un tour à la plage et nous nous baignons. Nous allons également à la piscine et nous mangeons du maïs sur la plage comme dîner. Pour souper, nous allons au restaurant Kingfisher, un beau restaurant qui propose un éventail de fruits de mer.

2 mai 2008 au 7 mai 2008 inclusivement

Nous sommes sur l'île Samui (Koh Samui en thaï): période de repos, baignade dans la mer, baignade dans la piscine, promenades, observation des fonds marins, kayak, promenade à bateau pour se rendre au Parc marin national de Angthong, etc.

8 mai 2008

Départ de Koh Samui et retour à Bangkok. La première partie en catamaran à grande vitesse et la deuxième en autobus.

Arrivée à Bangkok vers 20 h 30; Direction : hôtel.

9 mai 2008

En avant-midi, nous allons au Pantip Plaza et nous achetons une nouvelle caméra pour remplacer celle que j'ai perdue à Xieng Khouang en novembre 2007.

Ensuite, nous nous dirigeons vers la gare de train Hua Lamphong pour y mettre en consigne nos sacs à dos jusqu'à ce soir.

Petit dîner dans un petit restaurant en bordure de la rue.

En après-midi, nous nous rendons à la maison Vimanmek, la plus grande maison en tek du monde. Malheureusement, un chauffeur de touk-touk (tuk-tuk) nous informe que la maison est fermée parce que c'est congé aujourd'hui. Cependant, en y repensant, la maison devait être ouverte; le chauffeur voulait nous vendre un de ses tours de ville.

Comme c'était jour férié, nous avons cru (naïvement, oui!) cet homme à l'air gentil et avons fait son tour de ville. Nous étions supposés aller visiter un musée sur la culture thaïe, un endroit d'exposition de soie, etc. Eh bien, ce fut un tour commercial. Arrêt à un luxueux magasin de bijoux, à deux tailleurs, deux temples. Finalement, c'était pour nous faire consommer que ce chauffeur nous faisait visiter ces places. Mais ça ne s'arrête pas là. Quand il nous amène quelque part, il reçoit quelque chose. Et si on achète, il reçoit quelque chose d'autre. Par exemple, à la vaste bijouterie, il nous a dit de rester longtemps, longtemps parce qu'il recevrait un plein gratuit chez Esso (et pas chez Escot - comme j'avais écrit avant - désolé, faute de frappe)!

Morale de cette histoire : si vous allez à Bangkok, ne croyez pas un mot de ce que les chauffeurs de touk-touk vous disent (ou d'autres personnes); comme j'ai lu dans un article du journal Le Soleil, ils ne veulent que votre argent, c'est tout! S'ils vous disent que c'est fermé, allez voir par vous-mêmes! Vous serez peut-être surpris!

La visite fût tout de même intéressante, bien qu'elle le fût beaucoup moins vers la fin... Et nous n'avions pas encore pris de touk-touk à Bangkok, alors on pourra au moins dire qu'on en a pris un là-bas.

Souper et magasinage au MBK Center, un énorme centre commercial sur huit niveaux et 330 mètres de long ne comptant pas moins de 2500 magasins et accueillant chaque jour près de 105 000 clients. Gros lieu de consommation, en résumé!

Nous quittons la capitale thaïe aux alentours de 20 h 50 en direction de Nongkhai.

10 mai 2008

Arrivée à Nongkhai vers 9 h 10. Nous nous rendons en touk-touk au pont de l'Amitié lao-thaïe pour entrer au Laos.

Quelques achats à Vientiane et autobus pour retourner à la maison!

-> Les photos de ce voyage se trouvent dans la galerie de photos.