Blogue d'Émile Carrier

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dimanche 16 novembre 2008

Phymean: finaliste du concours Héros CNN (CNN Heroes)

Allez voter dès maintenant pour Phymean en cliquant ici. Entrez le code de sécurité, cliquez sur « VOTER » et le tour est joué! Et vous pouvez le faire AUTANT DE FOIS QUE VOUS LE VOULEZ!

Un des principaux objectifs de notre arrêt à Phnom Penh, la capitale du royaume du Cambodge, était de rencontrer Phymean (prononcer Pimiane), une Cambodgienne, est la fondatrice et actuelle directrice générale de People Improvement Organization, organisation dont la mission de PIO est :

  • de fournir une éducation non formelle et une formation professionnelle à des groupes marginalisés et de réduire le niveau de pauvreté dans la région.
  • de renforcer les capacités du personnel local afin de favoriser et de développer de futurs dirigeants de la communauté.

Voici l'histoire de Phymean que j'ai traduite de l'anglais. Version originale ici :

Mon nom est Phymean Noun. Je suis née au Cambodge, dans la province de Kampong Cham. J'ai travaillé avec les Nations unies et d'autres organisations internationales comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l'Organisation internationale du travail (OIT) pendant plus de 12 ans, mais maintenant, je vis mon rêve d'aider certains des enfants les plus pauvres du Cambodge.

J'ai eu la vie dure. Alors que j'étais âgée de 10 ans, mes parents se sont séparés. J'ai vécu avec ma mère et quelques années plus tard, nous avons appris qu'elle était atteinte du cancer. Elle a été malade pendant quelques années et dans mon pays, nous n'avions pas de bons médecins. Elle a préféré utiliser des médicaments naturels pour traiter son cancer. Elle est finalement décédée lorsque j'avais 15 ans après un long combat contre le cancer. J'étais seule, une fille de 15 ans responsable de sa nièce âgée de 2 ans. À ce moment-là, le reste de ma famille et mes cousins ont été soit été tués sous Pol Pot ou ont fui pour les camps de réfugiés en Thaïlande. La vie d'une fille cambodgienne de 15 ans est très différente de la ville d'une fille occidentale de 15 ans. À 15 ans, les jeunes filles au Cambodge sont considérées comme des personnes qui seront bientôt mariées et qui vont travailler toute leur vie à prendre soin de leur mari et de leur famille. J'étais différente des autres filles du Cambodge; je n'ai jamais oublié la leçon la plus importante que ma mère m'a apprise... l'importance de l'éducation.

J'ai survécu seule avec ma nièce et j'ai travaillé dur pour continuer mes études parce que je savais que l'éducation était très importante pour moi et pour mon avenir. Si je n'avais pas été forte au cours de cette période, je ne sais pas ce qui serait arrivé à ma vie. Peut-être que j'aurais travaillé dans un restaurant, comme « beer girl », « karaoké girl » ou peut-être pire. Pendant ce temps, chaque nuit, je vivais dans la peur, toujours inquiète que certains gars entrent dans ma maison pour voler quelque chose, pour me violer ou pour me faire quelque chose de mal. Au Cambodge, l'école n'est pas gratuite : les étudiants doivent payer les enseignants des « frais d'études ». J'ai dû trouver une façon pour payer mes études. Après le décès de ma mère, j'ai dû trouver un travail à faire dans la journée et le soir, j'allais à l'école. En 1988, j'ai obtenu un emploi avec le ministère de l'Industrie et ils m'ont envoyé travailler à une centrale électrique en tant que secrétaire. Je devais amener ma nièce partout avec moi. Je l'amenais travailler avec moi dans la journée et puis à l'école en soirée. Chaque jour, je finissais de travailler à 17 heures et ensuite, j'allais à l'école à 17 h 30. De mon école à ma maison, je me déplaçais en vélo sur une distance de presque cinq kilomètres chaque jour. Lorsque je revenais de l'école à 21 heures, je devais cuisiner et nourrir ma nièce et puis lui raconter des histoires jusqu'à ce qu'elle s'endorme autour de 23 heures. Une fois endormie, je copiais des livres jusqu'à 24 h 30 ou 1 heure puisque nous n'avions pas de photocopieuses à l'époque. Ils me payaient entre 500 et 600 riels, ce qui était environ 0,12 $US, pour un livre (120 pages). Oui, c'est ça, chaque soir, je transcrivais le texte d'un livre à l'autre, pour que les gens puissent lire. C'était le seul travail disponible qui pouvait me permettre de prendre soin de ma nièce en même temps et de ne pas perdre ma dignité.

Plusieurs années plus tard, grâce à un travail acharné et de la détermination, j'ai pu enfin vivre une vie confortable par rapport à celle d'autres personnes dans mon pays. J'ai obtenu un bon emploi avec une ONG internationale, j'avais une maison et une voiture, un compte d'épargne et je pouvais acheter ce dont j'avais besoin. Je n'avais plus besoin de m'inquiéter de rien.

Un après-midi, je mangeais mon dîner en bordure d'une rivière. Alors que je mangeais un poulet BBQ, un groupe d'enfants des rues est venu me demander de l'argent pour acheter de la nourriture. Je leur ai dit d'attendre et de revenir lorsque j'aurais fini. Quand j'ai eu terminé, j'ai jeté les os et j'ai vu avec horreur les enfants courir immédiatement pour récupérer les restes dans la poubelle. Ils ont essayé de sucer les os et d'obtenir ce qu'il restait de viande. Je leur ai demandé de s'asseoir sur l'herbe avec moi. J'ai acheté un autre poulet et nous avons entamé une conversation qui a changé ma vie. Je leur ai demandé pourquoi ils n'allaient pas à l'école. Ils m'ont répondu qu'ils voulaient y aller, mais que leurs parents étaient trop pauvres pour leur permettre. Certains de ces enfants avaient 10 frères et sœurs. Je me suis souvenu combien il a été difficile pour moi de vivre sans le soutien d'un parent. Je savais qu'il y avait quelque chose que je pouvais faire pour les enfants qui n'ont pas la possibilité d'aller à l'école. Je rêvais chaque nuit à la façon d'aider tous ces enfants qui veulent aller à l'école comme les autres enfants qui ont le soutien de leurs parents. Je sais combien il est difficile de grandir sans le soutien de ses parents. Ces enfants sont l'avenir du pays et ils peuvent changer le monde. En 2002, j'ai décidé de démissionner de mon travail et j'ai fondé une organisation pour aider ces enfants : People Improvement Organization (PIO).

Ma vie est liée à celle des enfants qui ont besoin d'aide... Personne ne veut travailler sur la décharge publique et dormir dans la rue. Je suis très heureuse quand je vois les pauvres enfants heureux, ayant du plaisir, souriant avec espoir pour l'avenir. Maintenant, je suis très heureuse de les voir étudier dans les écoles de PIO sans s'inquiéter d'avoir à payer les enseignants comme dans les écoles publiques. Mon plan à long terme est de créer des fondations pour PIO en Europe, au Canada, en Australie et aux États-Unis pour poursuivre mon travail d'aide à ces enfants. Je vais continuer à soutenir ceux qui ont besoin d'aide et je ne décevrai jamais les enfants du Cambodge et les gens qui me soutiennent.

Nous avons visité une de ses écoles lors de notre passage. Nous avons eu droit à un spectacle de danse traditionnelle khmère présenté par les enfants. Comme c'était un samedi, les enfants présents étaient ceux qui habitent à l'école.

Et... ce message a deux objectifs : vous faire connaître Phymean et PIO, mais aussi vous parler du concours CNN Heroes. Pour commencer, des téléspectateurs de CNN dans le monde entier ont envoyé le nom d'une personne qui est un héros à leurs yeux. La chaîne états-unienne a ainsi reçu plus de 3700 nominations provenant de 75 pays différents. Ensuite, le Panel du ruban bleu (Blue Ribbon Panel) a sélectionné le Top 10, parmi lequel figure Phymean.

Allez voter dès maintenant pour Phymean en cliquant ici. Entrez le code de sécurité, cliquez sur « VOTER » et le tour est joué! Et vous pouvez le faire AUTANT DE FOIS QUE VOUS LE VOULEZ!

Chacun des finalistes recevra 25 000 $US. Qu'obtiendra le héros ou la héroïne 2008 du concours? 100 000 $US!

Source des renseignements :

D'autres photos à venir.

vendredi 14 novembre 2008

De retour!

Nous sommes arrivés hier à l'aéroport international de Wattay à Vientiane en début de soirée! Après un beau voyage, nous sommes contents de retrouver le calme du Laos...

Notre grand-mère adoptive comme on dit ici (Mètou) est venue nous accueillir avec son fils qui possède un véhicule et qui a accepté de nous ramener à la maison.

Les photos et un petit récit de notre voyage vont suivre bientôt...

vendredi 7 novembre 2008

Direction Hanoï

Il nous reste encore la journée à Hué , l'ancienne capitale impériale du Viêt Nam, pour se promener et visiter les sites d'intérêt que nous n'avons pas encore vus. (Plus de renseignements sur Hué ici.)

Ce soir, nous prenons l'avion à destination de Hanoï, la capitale du pays, région où nous nous trouverons jusqu'à ce que nous retournions au Laos. Nous ferons une croisière dans la baie de Halong, entre autres. (Réferrez-vous à la carte de cet article pour vous situer.)

À bientôt!

jeudi 6 novembre 2008

En voyage...

Un petit mot pour vous dire que nous sommes a Hué en ce moment et que nous attendons de partir pour un tour de ville.

Nous avons déjà passé par Siem Reap et Phnom Penh (Cambodge) et Ho Chi Minh, Nha Trang et Hoi An (Viêtnam). Le voyage continue encore pour environ une semaine. À mon retour, je mettrai des photos en ligne.

(Vous pouvez regarder la carte ci-dessous pour vous positionner.)

mardi 21 octobre 2008

Cambodge-Viêtnam

Bonjour à tous,

Nous quittons dans quelques heures pour nous rendre à Vientiane. Demain, nous partirons pour le Cambodge et ensuite le Viêtnam. J'essayerai de publier des articles régulièrement pendant notre voyage pour vous tenir un peu informés. À vous de venir visiter le site régulièrement!

En passant, il y a de nouvelles photos dans la galerie de photos. Un petit clic ici pour les voir!

À bientôt, Émile

Voici une carte de la région:



Source: Hit-voyages.com

Nous partons de Vientiane et nous nous rendons au Cambodge en passant par Paksé dans le sud du Laos. Ensuite, nous ferons le Viêtnam du sud vers le nord. Nous reviendrons au Laos depuis Hanoï, la capitale.

vendredi 17 octobre 2008

Petit point de presse :)

Il y a eu quelques problèmes « technico-techniques » sur le site Web : celui-ci est demeuré inaccessible pendant plusieurs jours. Les problèmes sont réglés et tout devrait être revenu à la normale.

Je suis présentement en train de faire des essais pour que le site soit plus sûr et plus fiable.

Mes excuses pour ces problèmes et bonne visite!

« Boun Ok PhanSa » ou « Ok Vatsa » : Sortie du carême bouddhique

Aujourd’hui, mardi 14 octobre, à la pleine lune du onzième mois du calendrier laotien, les Laotiens et tous les bouddhistes du pays procèdent à une importante cérémonie appelée « Boun Ok PhanSa, « Ok Vatsa ou encore « Boun Pavorana ». C’est la fête de sortie du carême, une des principales fêtes religieuses des Hid sipsong Khong sipsi, recueil des douze traditions et des quatorze coutumes de l’année. Le mot « vatsa » vient du pali « vassa » qui signifie « pluie ». Il s’agit donc d’une cérémonie qui est célébrée « à la sortie des pluies », c’est-à-dire à la fin de la saison humide. Quant à « pavorana », c’est un autre terme pali signifiant « consentir à l’avertissement ».

Alors, une fois par an, le carême commence le jour de la pleine lune du huitième mois (17 juillet cette année) et s’achève le jour de la pleine lune du onzième mois (14 octobre). C’est vraiment une période de retraite de trois mois pour les bonzes qui se sont engagés à observer la triple obligation appelée « Traisikkha », c'est-à-dire Sin (morale), Samathi (méditation) et Phangna (connaissance).

Les laïcs, quant à eux, se sont promis de pratiquer également trois obligations : Thane (charité), Sin et Phavana (méditation). Pour les Van Sin (8e et 14e jours de la lune décroissante ou 15e jour de la lune croissante), les laïcs se rendent à la pagode pour écouter les sermons et la lecture des textes sacrés puis pour réciter les cinq préceptes du Bouddha qu’ils vont également respecter. Pendant le carême, de nombreux jeunes rentrent dans les ordres monastiques bouddhiques qu’ils quitteront s’ils le désirent à la fin de celui-ci. En fait, si des mauvaises paroles ou des actes que, consciemment ou non, les bonzes ont pu commettre à l’égard de leurs camarades pendant cette période d’abstinence de trois mois, le jour de la sortie du carême, ceux-ci organisent-ils avant de se séparer une « Assemblée des bonzes » au cours de laquelle ils récitent la formule du Pavorana. Puis chaque bonze, après avoir prié ses camarades de lui dire ouvertement ce qu’il a fait de répréhensible au cours des trois mois passés en commun et demandé de lui pardonner ses fautes, retourne dans sa pagode.

La cérémonie religieuse de cette journée de Ok PhanSa a lieu très tôt le matin dans le sanctuaire des pagodes où se rassemblent uniquement les bonzes. Les laïcs, pour accomplir le rite d’Ok PhanSa, participent à la traditionnelle cérémonie du Tak Bat (offrandes aux bonzes) ; les fidèles déposent les offrandes dans les bols placés sur un plateau en fibres végétales tressées qu’ils apporteront ensuite aux bonzes et aux novices. Cette cérémonie s’appelle le Chang Hanh. Puis le chef religieux du village récite les cinq préceptes aux bonzes vénérables et écoute leurs sermons. Enfin, les fidèles adressent des prières à leurs ancêtres en versant de l’eau par terre, goûte par goûte, ce qu’on appelle Yat Nam, en espérant ainsi que le génie de la terre Nang Thôlany transmettra cette offrande à leurs parents morts et que cela pourra les aider, sinon à atteindre le paradis, au moins à diminuer leurs peines en enfer. Le soir, vers 19h, une procession aux chandelles est organisée dans toutes les pagodes. Après avoir tourné trois fois autour du sanctuaire en hommage à Bouddha, laïcs et religieux déposent des chandelles allumées et des fleurs sur un Heua Fay Khok (lampion terrestre) qui représente une pirogue faite de bambou. Ces lumignons sont placés dans la cour et autour des monuments de la pagode. Dans les villages, toutes les cours et devantures des maisons sont illuminées par ces embarcations flamboyantes.

Dans la soirée, des milliers de fidèles se rassemblent sur la rive du Mékong pour un lâcher de vaisseaux de tailles variées faits de tronc de bananier garnis de fleurs et d’encens et illuminés de bougies. Après une brève prière, ces embarcations sont confiées au fil de l’eau et dérivent au gré du courant. La signification de ce rite s’est perdue à travers le temps et on lui donne aujourd’hui des explications diverses. Pour certains, c’est un hommage aux fleuves et aux divinités qui l’habitent ; pour d’autres, il s’agit de se libérer de toutes formes de malheur et aussi de demander santé, prospérité et longévité ; ou encore, cette pratique est apparentée à un hommage à Bouddha ou aux ancêtres. Demain étant la Boun Ok Phansa, sortie du carême donc, c’est le mercredi 15 octobre qu’aura lieu la Boun Souang Heua, ou la fête des eaux qui consiste en courses de pirogues sur le Mékong. Les festivités, comme chaque année, dureront toute la journée et une foule immense suivra les courses du bord du fleuve. La plupart des habitants vivant le long d’une rivière font des courses des pirogues.

Source : KPL
Adapté par Émile Carrier

dimanche 12 octobre 2008

Photos de septembre 2008

Je viens de mettre en ligne quelques photos prises pendant le mois de septembre dernier. Il y a plusieurs photos de préparation de nourriture lao. Dans un prochain article, vous pourrez en apprendre plus sur la préparation de ces mets, sur les ingrédients, etc.

Cliquez ici pour vous rendre à la galerie de photos.